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AFRIQUE conditions conjoncturelles

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Il existe une série de conditions conjoncturelles que l’Afrique n’avait jamais connu auparavant ...

• Croissance économique. En 2003, l’Afrique se situait au deuxième rang des régions en développement pour ce qui est du taux de croissance économique, derrière l’Asie de l’Est et l’Asie du Sud. Le PIB réel s’est accru de 3,8% en 2003, contre 3,2% en 2002. Ce résultat encourageant a été rendu possible par l’augmentation de la production et des prix du pétrole, la hausse des cours des matières premières, la progression de l’investissement direct étranger (IDE), une meilleure gestion macroéconomique et de bonnes conditions climatiques. Economic Outlook

  • L’Afrique du Nord a été la sous-région enregistrant la croissance la plus rapide (avec un taux de 4,8%).
  • L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale ont également connu des taux de croissance respectables de 4%.
  • En revanche, les taux de croissance en Afrique de l’Est et en Afrique australe n’ont été que de 2,5%

L’intégration régionale
L’initiative continentale la plus importante, a été la transformation de l’OUA (organisation pour l’Union Africaine) en Union Africaine (UA), en cherchant un modèle de développement propre à l’Afrique. Au niveau régional, nous voyons la promotion d’accords d’intégration (ECOWAS, SADC….),et au niveau national, nous observons que beaucoup de pays introduisent d’importantes réformes.

• L’Afrique prend l’initiative
Les africains sont conscients qu’ils ont besoin de leur propre modèle de développement: un modèle pensé, conçu et conduit par eux, sana l’ingérence des pays occidentaux (mais avec leur collaboration). Ainsi est né le NEPAD (Nouveau Partenaire Pour le Développement de l’Afrique). L’Afrique cherche aussi une nouvelle relation plus ouverte et démocratique avec les pays développés et les institutions multilatérales. Le NEPAD se base sur des valeurs et les Objectifs du millénaire des Nations Unies (démocratie, les droits humains, l’éducation, l’éradication de la pauvreté), mais en synergie avec les valeurs africaines. Le NEPAD est le successeur du plan de Lagos et du traité de Abuja.

• L’Afrique du Sud et le Nigeria
La transition de l’Afrique du Sud après l’apartheid à un modèle de démocratie et la restauration de la démocratie au Nigeria ont été deux faits fondamentaux. Les deux économies les plus importantes d’Afrique sont aujourd’hui démocratiques et peuvent être le moteur du changement.

Démocratisation
Beaucoup des régimes démocratiques et des régimes militaires, aussi négatifs qu’ils ont été pour les pays concernés comme pour n’importe processus d’intégration, n’existent plus. Les Africains eux-mêmes et inclut la communauté internationale sont à chaque fois plus réticents et moins tolérants avec les régimes militaires et les dictatures.
La guerre froide fut vécu intensément en Afrique : l’Angola et le Zaïre sont deux exemples connus de tous. Il y a eu une division entre les pays « socialistes » et les « no socialistes », qui empêchait n’importe quel pays.
Cette différence n'existe plus maintenant, pratiquement tous les pays africains présentent des économies de libre marché avec des systèmes démocratiques à chaque fois plus avancés (8 pays en 1989, 42 en 2003).
Bien que c'est aussi certain, que beaucoup de démocraties ont de graves problèmes, comme nous avons pu le voir récemment à Togo ou à Costa de Marfil.

La société civile.
La société civile africaine commence à de développer et à être chaque fois plus forte. Une classe moyenne naissante peut apparaître en peu de temps. Nous observons beaucoup de licenciés qui croient à leur pays et créer des projets d'études de commerce locales. Il y a à chaque fois plus d'utilisateurs d'Internet, bien que les prix peuvent être exorbitants. Les nouvelles technologies permettent de connecter les africains et de les ouvrir sur une fenêtre du monde.

Moins d'aides et plus de commerce.

Un des principaux obstacles sont les barrières tarifaires et les subventions des pays de l’OCDE.

Au niveau mondial, l’Afrique et les régions en développement ne figurent plus parmi les priorités: chaque année 300 milliards de dollars sont consacrés aux mesures en faveur des agriculteurs des pays riches, alors que les apports d’aide aux pays pauvres représentent moins d’un sixième de ce montant.

Pour qu’un système commercial mondial plus équitable voie le jour, les nations développées doivent se montrer davantage déterminées à réduire cette inégalité criante en réduisant les énormes volumes d’aides et de subventions intérieures. Elles doivent aussi prendre des mesures pour améliorer l’accès des produits africains aux marchés. Les politiques commerciales des pays riches ne sont à l’évidence qu’un élément du problème. 

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