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AFRIQUE EXPORT: Español | English | Français
L’Afrique se situait au deuxième rang des régions en développement
pour ce qui est du taux de croissance économique, derrière l’Asie de l’Est et
l’Asie du Sud.
Le PIB réel s’est accru de 3,8% en 2003, contre 3,2%
en 2002. Ce résultat encourageant a été rendu possible par l’augmentation de la
production
et des prix du pétrole, la hausse des cours des matières premières, la
progression
de l’investissement direct étranger (IDE), une meilleure gestion macroéconomique
et de bonnes conditions climatiques.
- L’Afrique du Nord a été la sous-région
enregistrant
la croissance la plus rapide (avec un taux de 4,8%).
- L’Afrique de l’Ouest et
l’Afrique
centrale ont également connu des taux de croissance respectables de 4%.
- En
revanche,
les taux de croissance en Afrique de l’Est et en Afrique australe n’ont été que
de 2,5%
A l’exception de quelques pays, les autres indicateurs macroéconomiques
fondamentaux du continent ont été satisfaisants. Les déficits budgétaires
ont été dans une large mesure maîtrisés, malgré les difficultés rencontrées par
de nombreux pays pour concilier l’augmentation des dépenses consacrées à la
réduction de la pauvreté et l’impératif de stabilité macroéconomique. L’inflation
a légèrement augmenté pour passer de 9,3% en 2002 à 10,6%, en raison de la
hausse des prix des denrées alimentaires imputable aux mauvaises conditions
climatiques dans certaines parties de l’Afrique, de l’augmentation des prix du
pétrole importé, et de la dépréciation de la monnaie dans plusieurs pays. Le
déficit de la balance régionale des opérations courantes est tombé de 1,6%
du PIB en 2002 à 0,7% du PIB en 2003, grâce à la bonne tenue des prix du pétrole
et des produits de base, mais aussi grâce à d’importants envois de fonds des
travailleurs.
A l’inverse, sept pays africains ont enregistré des taux de croissance
négatifs, alors qu’il n’y en avait eu aucun en 1999 et un seul en 2000. Par
rapport à 2002, la performance globale de l’Afrique subsaharienne en termes de
croissance s’est légèrement dégradée, le taux tombant de 3,5% en 2002 à 3,1% en
2003 (voir figure 2). En outre, du fait de l’accroissement rapide de la
population, le taux de croissance par habitant n’a été que de 1,7% en 2003, soit
un niveau nettement insuffisant pour parvenir à l’objectif du Millénaire pour le
développement concernant la réduction de la pauvreté.
La création en mars 2004 d’une nouvelle Commission pour l’Afrique, à
l’initiative du Premier Ministre britannique, M. Tony Blair, est une
reconnaissance importante de la nécessité de s’attaquer au problème des faibles
performances d’Afrique. Un appui devrait ainsi pouvoir être fourni aux principes
et actions du Nouveau Partenariat pour le développement
de l’Afrique (NEPAD). Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour
l’Afrique (CEA), K. Y. Amoako, a fait observer récemment que:
«La communauté internationale et l’Afrique ont reconnu l’importance centrale
d’un partenariat pour parvenir aux objectifs du Nouveau Partenariat pour le
développement de l’Afrique (NEPAD), mais nous devons maintenant centrer nos
efforts sur la mise en oeuvre et l’action… Nous devons convenir de ce que nous
pouvons réellement apporter aux peuples de l’Afrique».
Le commerce est l’un des principaux moteurs de la croissance et du
développement; or, les performances commerciales de l’Afrique laissent à
désirer.
La part de la région dans la valeur des exportations mondiales de
marchandises est tombée de 6,3% en 1980 à 2,5%
en 2000. Elle n’a progressé en moyenne que de 1,1% par an sur la période
1980-2000, contre 5,9% pour l’Amérique latine et 7,1% pour l’Asie. En outre,
alors que 70% environ des exportations des pays en développement sont des
produits manufacturés, l’Afrique n’a guère bénéficié de la forte expansion de ce
type d’exportations. Sur l’ensemble du continent, et en Afrique subsaharienne en
particulier, le processus de diversification des exportations est lent.
Au niveau mondial, l’Afrique et les régions en développement ne figurent plus
parmi les priorités: chaque année 300 milliards de dollars sont consacrés aux
mesures en faveur des agriculteurs des pays riches, alors que les apports d’aide
aux pays pauvres représentent moins d’un sixième de ce montant.
Pour qu’un système commercial mondial plus équitable voie le jour, les
nations développées doivent se montrer davantage déterminées à réduire cette
inégalité criante en réduisant les énormes volumes d’aides et de subventions
intérieures. Elles doivent aussi prendre des mesures pour améliorer l’accès des
produits africains aux marchés. Les politiques commerciales des pays riches ne
sont à l’évidence qu’un élément du problème.
Le continent doit améliorer d’urgence ses capacités de production. Ce n’est
qu’à cette condition que les exportateurs seront en mesure de faire face à la
concurrence sur les marchés mondiaux. La Commission économique pour l’Afrique
(CEA) a mis au point un «Indice de compétitivité commerciale», présenté dans le
présent volume, pour permettre de mieux comprendre pourquoi l’Afrique est à la
traîne par rapport aux autres régions en développement, en étudiant les
interactions entre l’environnement économique et politique, l’offre directe de
facteurs de production et l’état des infrastructures.
Il apparaît ainsi clairement qu’une intégration réussie dans l’économie
mondiale exige une main-d’oeuvre mieux formée et en meilleure santé, une
meilleure gouvernance économique et politique et des infrastructures de
meilleure qualité. Fort de ces conclusions, le rapport de cette année s’emploie
à mettre en évidence les moyens de renforcer la capacité commerciale, de
développer les infrastructures, en particulier celles liées à l’utilisation de
l’énergie, d’améliorer les services de facilitation des échanges et de faire
face aux conséquences budgétaires de la libéralisation du commerce. Il présente
un ensemble de recommandations fonctionnelles fondées sur des exemples de
pratiques optimales appliquées en Afrique et ailleurs.
Source. United Nations ECA
| Country |
currency |
| Algeria |
Algerian dinar (DZD) |
| Angola |
kwanza (AOA) |
| Benin |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Botswana |
pula (BWP) |
| Burkina Faso |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Cameroon |
Communaute Financiere Africaine franc (XAF) (1) |
| Cape Verde |
Cape Verdean escudo (CVE) |
| Central African Republic |
Communaute Financiere Africaine franc (XAF) (1) |
| Chad |
Communaute Financiere Africaine franc (XAF) (1) |
| Comoros |
Comoran franc (KMF) |
|
Congo,
Democratic Republic of the |
Congolese franc (CDF) |
| Congo, Republic of the |
Communaute Financiere Africaine franc (XAF) (1) |
| Cote d'Ivoire |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Djibouti |
Djiboutian franc (DJF) |
| Egypt |
Egyptian pound (EGP) |
| Equatorial Guinea |
Communaute Financiere Africaine franc (XAF) |
| Eritrea |
nakfa (ERN) |
| Ethiopia |
birr (ETB) |
| Gabon |
Communaute Financiere Africaine franc (XAF) (1) |
| Gambia, The |
dalasi (GMD) |
| Ghana |
cedi (GHC) |
| Guinea |
Guinean franc (GNF) |
| Guinea-Bissau |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Kenya |
Kenyan shilling (KES) |
| Lesotho |
loti (LSL);
South African rand (ZAR) |
| Liberia |
Liberian dollar (LRD) |
| Libya |
Libyan dinar (LYD) |
| Madagascar |
Malagasy franc (MGF) |
| Malawi |
Malawian kwacha (MWK) |
| Mali |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Mauritania |
ouguiya (MRO) |
| Morocco |
Moroccan dirham (MAD) |
| Mozambique |
metical (MZM) |
| Namibia |
Namibian dollar (NAD); South African rand (ZAR) |
| Niger |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Nigeria |
naira (NGN) |
| Reunion |
euro (EUR) |
| Rwanda |
Rwandan franc (RWF) |
| Sao Tome and Principe |
dobra (STD) |
| Senegal |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Seychelles |
Seychelles rupee (SCR) |
| Sierra Leone |
leone (SLL) |
| Somalia |
Somali shilling (SOS) |
| South Africa |
rand (ZAR) |
| Sudan |
Sudanese dinar (SDD) |
| Swaziland |
lilangeni (SZL) |
| Tanzania |
Tanzanian shilling (TZS) |
| Togo |
Communaute Financiere Africaine franc (XOF) (1) |
| Tunisia |
Tunisian dinar (TND) |
| Uganda |
Ugandan shilling (UGX) |
| Western Sahara |
Moroccan dirham (MAD) |
| Zambia |
Zambian kwacha (ZMK) |
| Zimbabwe |
Zimbabwean dollar (ZWD) |
Source: The World Factbook 2003, CIA.
note: 1. responsible authority for the Communaute Financiere Africaine
franc (XAF and XOF) is the Central Bank of the West and Central African
States |
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